mercredi 31 juillet 2013

Les déboires d'une lectrice compulsive

Je le savais, je le savais, je le savais.
Je le savais, que plus j'avançais dans les Chroniques de SF moins cela me plaisait. Je le savais que plus ça allait, plus ça me lassait. Je le savais que tout était de plus en plus convenu, de plus en plus attendu.

Je le savais et pourtant j'ai lu le tome 8 (je n'ai jamais trouvé le 7. Pas grave, j'ai tout compris quand même...et gagné quelques heures et quelques sous en m'abstenant).

Je le savais mais je ne vais pas renier tout pour autant. J'ai vraiment croqué avec bonheur la fraîcheur des premiers épisodes. Mais j'aurais dû être raisonnable et m'arrêter à temps. 

Je rêve de savoir m'arrêter à temps. 

Mary Ann en automne, Chroniques de SF, Saison 8, Armistead Maupin, édition de l'Olivier, traduction Michèle Albaret-Maatsch

Fil de lecture #24

Presque mort, Ake Edwardson, éditions JC Lattès, traduction Marie-Hélène Archambeaud

dimanche 28 juillet 2013

Mon chat n'est pas un extra-terrestre

Tu ne le sais peut-être pas encore, mais il n'y a pas très longtemps que nous cohabitons avec des chats. 
Pendant de nombreuses années, j'ai cru qu'on n'avait rien en commun, jusqu'à ce que mon chemin croise celui de Léonard notre premier siamois. Il n'a pas vécu très vieux, je n'avais pas eu le temps de comprendre à quel point il nous manipulait. J'ai donc récidivé, et ouvert notre maison à Barnabé et Rosalie.
Rapidement, ils nous ont fait comprendre qu'ils n'étaient pas NOS animaux, mais que nous étions LEURS serviteurs...
Nous n'avons plus que la moitié d'un lit pour deux, lorsqu'ils ont faim, nous sommes tenus de cesser toute activité en cours afin de sustenter à leur besoin, j'ai dû apprendre à lire entre des pattes de chats (plus difficile que les pattes de mouches), ils nous engueulent sans scrupules si toutefois on veut une place sur leur fauteuil près de leur poêle, le confort des transats n'est plus qu'un vieux souvenir qu'il nous faut désormais partager avec une boule de poils chaude et ronronnante.
Ils nous arrivent parfois de les traiter de petits connards voire d'espèce de pétasse (en cachette, on a trop peur des représailles).
Alors quand nous avons reçu le livre de Leslie Plée, de Michel Plée pardon, Leslie n'a que servi de piètre illustratrice, quel soulagement! Nos chats sont normaux! Tous les chats ne sont que des goinfres, imbus de leur personne, qui daignent nous porter un soupçon d'attention que si c'est dans leur propre intérêt...

Tu l'auras compris, cette bande dessinée est désopilante et souligne tous les travers et les manies dont on s'affuble lorsqu'on adopte se fait adopter par un chat.

Tu peux faire la connaissance de Leslie ici, tu y croiseras Michel, qui même là, se tape l'incruste.

Je remercie Michel d'avoir autorisé Babelio et les éditions Tapas :-* à nous envoyer ce bel ouvrage, je n'oublierai bien évidemment pas le sachet de friandises mensuel qu'il exige en échange.

Courage Leslie, tu n'es pas seule!

Vivre vieux et gros : Les Clés du succès par Leslie Plée
tous les livres sur Babelio.com

Vivre vieux et gros-les clés du succès, Michel et Leslie Plée, éditions Tapas :-*

samedi 20 juillet 2013

Je le lirais bien, mais je sens que ça va pas me plaire

dessin de Greg Guillemin
Tout commence par un bouquin que tu as tenu maintes fois entre tes mains avant de le reposer en te disant: "nan, j'le prends pas, j'suis sûre que c'est nase"... et puis une après-midi de juillet, après un déjeuner de fin d'année au taf, tu entres dans ta librairie préférée (disons, UNE de tes librairies préférées), un peu morose, et tu musardes. 
Le revoilà qui te fait de l'oeil, encore. 
Cette fois-ci tu n'écoutes pas ton instinct et tu le mets dans ton panier.

Fatale erreur. Toujours se fier à son instinct.

Bon, je n'ai pas tout détesté, n'exagérons-rien. L'idée de casser le mythe des supers-héros (je mets un "S" à la fin, pour pouvoir faire une liaison à deux balles) en racontant leur vraie vie (oui oui, les supers-héros sont des hommes et des femmes comme toi et moi...ils vont même aux toilettes), j'aurais pu trouver ça drôle, si ça l'avait été. L'idée d'un sérial-killer de supers-héros, pourquoi pas.

Mais va savoir pourquoi, ça n'a pas pris. J'ai lu tout et très vite, mais RIEN. Pas plus envie que ça de croiser Batman (ben de toutes façons, lui il est mort), ni Superman, ni aucun autre. 
Bon, faut que je te dise aussi que je n'ai jamais pu blairer les supers-héros, y peut-être un lien...

dessin de Greg Guillemin
*dans l'idée de casser le mythe, je vote sans hésiter pour le travail de Greg Guillemin, tu peux aller voir si ça te chante.

La vie sexuelle des super-héros, Marco Mancassola, éditions Folio, traduction Vincent Raynaud

jeudi 18 juillet 2013

Il était une petite graine

Ça a commencé tout bêtement, genre épluchures de ratatouille jetées au compost. Une graine bien au chaud, un peu au sec mais pas trop, un peu arrosée mais pas trop, et le printemps suivant, une p'tite pousse verte, deux cotylédons, une tige crantée et hérissée de jolis picots et voilà un plant de courgette prêt à démarrer dans la vie. Il faut alors quelques semaines pour qu'il s'épanouisse, développe de belles fleurs jaunes qui une fois fécondées, deviendront de belles courgettes affriolantes.
Ça, c'est le beau côté de la biographie d'une courgette. L'autre face, plus sombre, c'est celle des taches d'oïdium, des attaques de gastéropodes, des chenilles vengeresses...

Gilles Paris nous livre ici l'autobiographie d'un petit garçon. Son surnom c'est Courgette, et ce n'est peut-être pas si innocent que ça, le choix de ce surnom. Des épines et de l'oïdium il en trimbale à foison ce petit bout d'homme. 


C'est un livre qui s'adresse à un public de niveau collège, tu pourrais alors trouver l'écriture (type "j'écris comme je parle") agaçante, mais elle permet de faire passer avec un peu de légèreté le fond de ce texte qui colle avec la réalité d'un bon nombre de jeunes ados portant en eux des histoires familiales parfois encombrantes. 

Autobiographie d'une courgette, Gilles Paris, éditions Flammarion, collection ETONNANTiss!mes

lundi 15 juillet 2013

Savoir attendre

Je lis plus vite que mon ombre. Je lis surtout beaucoup plus que je ne passe de temps assise devant mon pc. J'ai une pile de livres à chroniquer qui dépasse bientôt ma pile de livres en route, commencés à la mauvaise saison, que je relis, que je n'ai pas finis, que je n'ai pas encore attaqués...en clair, c'est pas un drame, mais j'ai du mal à me suivre.

Lors de ma dernière visite à la biblio, rien ne me tentait, ou tout, je ne savais pas trop. Alors j'ai pris Patients. Tu sais, c'est le livre de Grand Corps Malade. Je porte plutôt de l'intérêt à son travail d'écriture musicale, mais j'étais très dubitative quant à ce texte-là. 
Tu n'as pas oublié que j'avais aimé lire Bohringer écrivant sa maladie, alors j'ai lu la première page. Et j'ai su qu'il s'agissait d'un vrai livre. Immédiatement. J'ai su qu'il s'agissait d'un texte fatalement objectif et profondément humaniste. 

6ème sens by Grand Corps Malade on Grooveshark

Patients, Grand Corps Malade, éditions Don Quichotte

mercredi 3 juillet 2013

Balade sur le seuil

Il y a quelques semaines, une petite merveille a atterri dans ma boîte à lettres. 
Je ne connaissais rien d'elle, j'ai tout découvert: Caroline l'éditrice, le collectif de Babel photo, les six photographes à l'origine de cette merveille, Eric Besnier, Marie-Pierre Dieterlé, Pieter Jan Louis, Thomas Louarpe, Ludovic Maillard, Sébastien Sindeu, un auteur Léo Henry et le reste.

La piètre amatrice que je suis, ne sait pas photographier les zones urbaines ni les gens, alors tu comprendras que j'ai reluqué avec envie cette série de clichés dédiés au périph et à ses différents protagonistes.
Tu pourrais croire qu'un gros livre, même s'il s'agit d'un beau livre, tournant autour du périphérique deviendrait rébarbatif au fil des pages. Il n'en est rien, les regards et les points de vue des six cités plus haut s'entrechoquent et se répondent de telle manière que tu sens que chacun te raconte en images son périph. 
Et tu embarques, sans la moindre hésitation. Au ras du sol, dans les taxis, le nez en l'air, derrière les arbres, à travers les vitres, dedans, dehors, dessus, dessous. Tu entreras dans le cercle.

Je ne suis pas seule à avoir été hypnotisée par cet ouvrage, je l'avais laissé bien en vue sur la table du salon. Un bon nombre de doigts en a tourné les pages, des belles paires d'yeux s'y sont perdues et bien des "wouahou" se sont échappés de quelques bouches.

J'ai aimé les textes qui ouvrent et ponctuent chaque épopée photographique, tout particulièrement la nouvelle de Léo Henry, à laquelle je consacrerai un article ultérieurement.


Je remercie chaleureusement Babelio et les éditions h'Artpon de m'avoir offert cette belle balade aux portes de Paris.

Périphérique Terre Promise, collectif Babel Photo, éditions h'Artpon 

mardi 2 juillet 2013

Les orphelins Baudelaire n'ont rien à voir dans l'histoire

Y a pas très longtemps, après la sonnerie et le brouhaha qui s'ensuit, j'ai aperçu un manuel oublié sur une chaise. M'approchant pour le ramasser, j'ai entendu des chuchotis. C'était Enid qui bavardait avec le fantôme de sa mère, et il ne s'agissait pas d'un manuel, mais d'un des tomes des Quatre Soeurs.


Rassure-toi, moi non plus je ne connaissais pas les soeurs Verdelaine avant. Il s'agit au départ de cinq romans (elles sont cinq, chacune a donc quatre soeurs) de Malika Ferdjoukh qui furent illustrés par la suite de différentes manières.
Ici, les soeurs prennent vie sous le pinceau de Cati Baur. C'est très doux, très beau et très...
 tuvoistasenviedecaresserlechatdeserrerEniddanstesbrasdepasserlamaindanslescheveuxdeCharliedetirersurlesbandesdeciresdeBettinade...


Ces cinq minettes-là sont orphelines, elles vivent dans une villa digne d'un décor d'Agatha Christie, la plus grande veille sur les plus jeunes, et elles papotent toutes allègrement mais en secret avec les fantômes de papa et maman.
En plus d'être une belle bande dessinée, c'est drôle.

On est bien d'accord, ça s'adresse plutôt aux filles...ou aux garçons perdus dans des familles pleines de filles.

Quatre soeurs, 1.Enid, Malika Ferdjoukh et Cati Baur, éditions Delcourt
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