Affichage des articles dont le libellé est décapant. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est décapant. Afficher tous les articles

dimanche 28 juillet 2013

Mon chat n'est pas un extra-terrestre

Tu ne le sais peut-être pas encore, mais il n'y a pas très longtemps que nous cohabitons avec des chats. 
Pendant de nombreuses années, j'ai cru qu'on n'avait rien en commun, jusqu'à ce que mon chemin croise celui de Léonard notre premier siamois. Il n'a pas vécu très vieux, je n'avais pas eu le temps de comprendre à quel point il nous manipulait. J'ai donc récidivé, et ouvert notre maison à Barnabé et Rosalie.
Rapidement, ils nous ont fait comprendre qu'ils n'étaient pas NOS animaux, mais que nous étions LEURS serviteurs...
Nous n'avons plus que la moitié d'un lit pour deux, lorsqu'ils ont faim, nous sommes tenus de cesser toute activité en cours afin de sustenter à leur besoin, j'ai dû apprendre à lire entre des pattes de chats (plus difficile que les pattes de mouches), ils nous engueulent sans scrupules si toutefois on veut une place sur leur fauteuil près de leur poêle, le confort des transats n'est plus qu'un vieux souvenir qu'il nous faut désormais partager avec une boule de poils chaude et ronronnante.
Ils nous arrivent parfois de les traiter de petits connards voire d'espèce de pétasse (en cachette, on a trop peur des représailles).
Alors quand nous avons reçu le livre de Leslie Plée, de Michel Plée pardon, Leslie n'a que servi de piètre illustratrice, quel soulagement! Nos chats sont normaux! Tous les chats ne sont que des goinfres, imbus de leur personne, qui daignent nous porter un soupçon d'attention que si c'est dans leur propre intérêt...

Tu l'auras compris, cette bande dessinée est désopilante et souligne tous les travers et les manies dont on s'affuble lorsqu'on adopte se fait adopter par un chat.

Tu peux faire la connaissance de Leslie ici, tu y croiseras Michel, qui même là, se tape l'incruste.

Je remercie Michel d'avoir autorisé Babelio et les éditions Tapas :-* à nous envoyer ce bel ouvrage, je n'oublierai bien évidemment pas le sachet de friandises mensuel qu'il exige en échange.

Courage Leslie, tu n'es pas seule!

Vivre vieux et gros : Les Clés du succès par Leslie Plée
tous les livres sur Babelio.com

Vivre vieux et gros-les clés du succès, Michel et Leslie Plée, éditions Tapas :-*

samedi 8 juin 2013

Mange, tu ne sais pas qui te mangera

C'était un samedi d'avril. Il aurait pu faire beau. Il tombait des cordes. Des seilles. 
Tu attendais, attablée contre la vitrine d'un bistrot. Tu avais un petit livre glissé dans ton sac. Un café insipide posé devant toi. Pour en passer le goût, tu as pris le livre.

Tu avais lu Le Pingouin, tu t'attendais alors à quelque chose de saugrenu. Tu ne fus pas déçue. Tu dégustas cette cinquantaine de pages. Attablée, à savourer les plats décrits au fil des pages, tu en oublias ton café, qui ne méritait pas meilleur sort.

Il te fallut demander un verre d'eau pour faire passer le goût de la fin. Pour le goût du café, il était trop tard.

Truite à la slave, Andreï Kourkov, éditions Liana Levi - Piccolo


mercredi 27 mars 2013

D'amuse-bouche en panier de crabes


Le Dîner se lit le temps d'un dîner. Le temps d'un dîner dans un endroit chic où la lenteur est de mise et où l'on est poli jusqu'au bout des ongles. Des ongles vernis.

En attendant le hors-d'oeuvres, on tapote ses ongles sur la nappe blanche.
Après le plat principal, on s'évertue à cacher  sous sa serviette grisâtre les morceaux d'ongles qu'on vient de se ronger.
Au dessert, on gratte le vernis.
Quand arrive le café, on ne sait même plus si un jour on a eu des ongles et on remarque les tâches nombreuses qui maculent la nappe.

Si tu t'invites à Dîner, ne lis pas la quatrième de couverture, et assure-toi que ton lendemain ne sera pas trop exigeant, je crains que la digestion ne t'empêche de dormir.


Le Dîner, Hermann Koch, éditions 10/18, traduction Isabelle Rosselin

mercredi 13 juin 2012

L.

Y en a une qui m'a envoyé un livre. 
Pour me pommader le coeur. 
Pour me dorloter la pensée.
Longues peines, ça s'appelle. Rien que le titre tu te dis (et elle se l'est dit aussi, t'inquiète): mais elle est folle ou quoi? Comment pommader avec un truc pareil?
Eh ben je te le dis, ça pommade.
Parce que des horreurs pire que tes peurs, ça fait du bien. Parce que c'est tellement criant de vérité que ça en devient invraisemblable et drôle. Parce qu'il y a de la justesse et du cynisme dans cette écriture. Parce qu'un directeur de prison qui revêt la layette de ses enfants pas nés c'est surréaliste. 
Jean Teulé, je ne l'avais jamais lu. Je croyais qu'il m'énervait, je croyais que je n'aimerais pas ses livres. 
Une erreur de jugement.
Faut faire attention à pas se tromper, dans les jugements.









 Longues peines, Jean Teulé, éditions  Pocket

vendredi 20 avril 2012

Des nouvelles d'Israël

Si tu meurs d'envie de savoir ce qu'il advient de tes mensonges, ce qu'il se passe dans la tête d'une goyave, ce que peut être la vie d'une hémorroïde, pourquoi tu préfères ton chien à ton conjoint, et tant d'autres choses oscillant entre l'absurde et le farfelu, rue-toi de toute urgence sur ce petit délice de 200 pages.
Tu ris, ensuite tu réfléchis et tu pleures, parce que sous le clownesque se cache l'horreur.
Un auteur que je découvre, il est cinéaste et auteur de bandes dessinées. 
J'espère avoir l'occasion de t'en parler encore.


Au pays des mensonges, Etgar Keret, éditions Actes Sud, traduction Rosie Pinhas-Delpuech

mercredi 18 avril 2012

Mordre la poussière

Si tu n'aimes ni la bière ni le steak de kangourou congelé, ne t'enfile pas dans ce Cul-de-sac, devenu Piège nuptial dans sa dernière traduction.
Si tu aimes le western australien abracadabrantesque, alors vas-y.
"Morale de l'histoire: on peut foutre sa vie en l'air rien qu'en tombant amoureux d'une carte."
Je n'avais jamais rien lu de ce Douglas Kennedy tant porté aux nues. C'est fait. J'ai attaqué avec son premier roman qui semble-t-il serait le meilleur. Je ne suis pas certaine d'avoir aimé. 
Le rouge, la poussière, relevés de traits noirs, j'ai aimé: tu lis un roman, tu vois une bande dessinée. 
L'histoire complètement invraisemblable, j'ai moins accroché: tu suis des personnages auxquels tu ne crois pas. Comme ces personnages dessinés qui en s'animant se rendraient compte qu'ils n'ont qu'une face.

Il va falloir que j'emprunte d'autres bouquins de ce monsieur-là. Il va falloir que je sache si j'aime ou pas ce qu'il écrit.


Piège nuptial, Douglas Kennedy, éditions Pocket, traduction Bernard Cohen
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...