mercredi 13 juin 2012

L.

Y en a une qui m'a envoyé un livre. 
Pour me pommader le coeur. 
Pour me dorloter la pensée.
Longues peines, ça s'appelle. Rien que le titre tu te dis (et elle se l'est dit aussi, t'inquiète): mais elle est folle ou quoi? Comment pommader avec un truc pareil?
Eh ben je te le dis, ça pommade.
Parce que des horreurs pire que tes peurs, ça fait du bien. Parce que c'est tellement criant de vérité que ça en devient invraisemblable et drôle. Parce qu'il y a de la justesse et du cynisme dans cette écriture. Parce qu'un directeur de prison qui revêt la layette de ses enfants pas nés c'est surréaliste. 
Jean Teulé, je ne l'avais jamais lu. Je croyais qu'il m'énervait, je croyais que je n'aimerais pas ses livres. 
Une erreur de jugement.
Faut faire attention à pas se tromper, dans les jugements.









 Longues peines, Jean Teulé, éditions  Pocket

6 commentaires:

  1. Juste une pensée matinale pour te "pommader le coeur" et des bisous de la famille marseillaise, humaine et féline !

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  2. Mr Teulé écrit sur le pire de l'homme, souvent dans des temps historiques, et sur des ruelles sombres, des personnages rocambolesques, sur du crasseux qui pue la cruauté et la dérision de tout.
    Ah le directeur de prison et sa femme ! En plein dans le mille. Et le mari-barreau de prison. yark. La prison, le creuset terrible, la torture des uns enfermés, pour que les autres dorment sur leurs oreillers sourds.

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  3. C'est drôle, je viens moi aussi de finir "Le Montespan" de Jean Teulé. Je ne peux que t'encourage à le lire. Pour ma part, je vais prendre note de celui-ci.

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  4. Merci de nous avoir rendu visite sur "Les Fous du Cap" et d'y avoir laissé quelques mots. Vos blogs sont agréables et nous avons pris beaucoup de plaisirs à les parcourir.
    A voir, vous vivez en Bretagne. Nous adorons cette région où nous passons toujours d'agréables moments entre la pointe du Raz, Perros-Guirec et les îles que nous aimons découvrir ;-)
    Céline & Philippe

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  5. Dans une autre vie, en zone plus sèche, j'ai été longtemps visiteuse de prison et d'une manière plus générale, j'ai beaucoup œuvré sur tout ce qui tourne autour, en amont, en aval (OIP compris).

    J'ai lu le bouquin. C'est du concentré et ça, ça m'a énervée.

    J'ai rencontré des fous-furieux des deux côtés de la barrière et les plus dangereux ne sont pas toujours ceux que l'on croit.
    J'ai connu les familles des visités, des assistants sociaux ou des aumôniers pervers à la maison d'arrêt ou au centre de détention, un chef d'établissement qui valait peut-être moins que tous ses enfermés réunis.

    La prison est punitive, elle n'est pas éducative et ce qu'on n'a pas appris avant, c'est pas là qu'on l'apprendra. C'est aussi une zone de "non-droit" où règne encore plus qu'au dehors, la loi du plus fort.

    La misère sociale et intellectuelle engendre toutes les autres et tant que personne n'aura compris ça, les prisons dégueuleront.

    Bien sûr qu'il y a des exceptions et des deux côtés aussi.

    J'avais lu Darling du même Teulé et j'avais trouvé que c'était affreusement voyeuriste, j'en avais été gênée.

    J'ai eu ce même sentiment avec Longues Peines, c'est un peu du racolage, oyez braves gens...

    La seule chose que j'aurais apprise au contact des "mes taulards", c'est qu'on ne peut avoir de certitudes envers personne, que tout le monde est capable du pire et du meilleur (pas de tous les pires peut-être, mais un peu quand même).

    Je n'ai rien appris dans ce bouquin.

    Désolée M'dame...

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  6. Soit pas désolée, va, j'aime bien les râleuses!

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